La bonne gouvernance financière demeure au centre des priorités en République démocratique du Congo. Ce jeudi, la Cour des comptes, représentée par son premier président Jimmy Munganga, et l’Inspection générale des finances (IGF), conduite par son nouveau patron Christophe Bitasimwa, ont tenu une première rencontre axée sur l’harmonisation de leurs rapports de collaboration. Objectif affiché : renforcer la synergie entre ces deux institutions clés du contrôle des finances publiques.
Une rencontre placée sous le sceau de la coopération
À l’issue de cette réunion, le président de la Cour des comptes a rappelé le contexte :
« Il y a environ trois mois, le chef de l’État a procédé à la nomination des nouveaux animateurs à la tête de l’IGF. J’estime qu’il est important que je reçoive ici, à la Cour, l’inspecteur général, chef des services, pour un premier contact physique. Et que nous fassions aussi d’une pierre deux coups, en échangeant autour de l’harmonisation des rapports de collaboration qui doivent exister entre la Cour des comptes et l’IGF », a déclaré Jimmy Munganga.
Complémentarité des missions
Si la Cour des comptes et l’IGF partagent une mission commune de contrôle des finances publiques, leurs champs d’action restent distincts.
- La Cour des comptes, institution constitutionnelle, vérifie la régularité et la sincérité des comptes de l’État, des provinces et des entités territoriales décentralisées.
- L’IGF, rattachée à la présidence de la République, veille à la bonne utilisation des fonds publics et lutte contre la fraude et la corruption.
Cette complémentarité appelle une meilleure articulation des rôles pour éviter les doublons et accroître l’efficacité du contrôle.
Un signal fort de redevabilité
Dans un contexte marqué par des défis persistants de transparence et de discipline budgétaire, cette rencontre envoie un signal fort : celui d’une volonté politique de consolider la redevabilité et d’ancrer une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Vers un cadre de collaboration structuré
Les deux institutions se sont engagées à mettre en place un cadre pratique de coopération, incluant des mécanismes clairs de partage d’informations et de coordination des missions. Selon plusieurs observateurs, cette démarche pourrait contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.
Un nouveau visage à la tête de l’IGF
Pour rappel, l’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa, a récemment été nommé par ordonnance présidentielle, en remplacement de Jules Alingete, admis à la retraite après plusieurs années passées à la tête de l’IGF.




