La situation des Congolais victimes de xénophobie en Afrique du Sud s’invite désormais au cœur du débat parlementaire en République Démocratique du Congo.
La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, sera prochainement auditionnée par l’Assemblée nationale. Les élus entendent lui demander de « éclairer la représentation nationale sur l’évolution de ce dossier », qui suscite une vive inquiétude au sein de la classe politique congolaise.
Cette convocation intervient dans un contexte de regain de violences xénophobes dans plusieurs villes sud-africaines, où des ressortissants étrangers, notamment congolais, sont régulièrement pris pour cibles.
Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a annoncé l’envoi prochain d’une délégation parlementaire congolaise en Afrique du Sud. Cette mission aura pour objectif d’engager des consultations directes avec les parlementaires sud-africains, afin de trouver des voies diplomatiques et législatives pour mettre fin à ces actes de violence.
Cette démarche témoigne de la volonté des institutions congolaises de défendre leurs ressortissants à l’étranger et de peser de tout leur poids dans la résolution de cette crise humanitaire et diplomatique.




