Kinshasa — Au lendemain des affrontements survenus le vendredi 12 juin à Kinshasa, l’opposant congolais Mike Mukebayi a interpellé les sénateurs au sujet de la loi autorisant l’organisation d’un référendum en République démocratique du Congo. Le proche de l’opposant Moïse Katumbi les exhorte à « tirer toutes les conséquences » du texte, alors que la mobilisation contre le projet de changement de Constitution a tourné à l’affrontement.
Le chef de l’État mis en cause
Déçu du comportement des éléments de la Police nationale congolaise, Mike Mukebayi désigne le chef de l’État Félix Tshisekedi comme responsable des dégâts enregistrés ce jour-là. Selon lui, plusieurs membres de l’opposition ont été blessés au cours des heurts.
« Les preuves sont là. Nous sommes dans un régime barbare. La police s’est associée aux Forces du progrès pour attaquer le siège de l’ECiDé. C’est très grave. Félix Tshisekedi en répondra. Nous ne nous arrêterons pas. Nous allons nous battre jusqu’au bout. Les sénateurs devront en tirer toutes les conséquences », a déclaré l’opposant.
Des dégâts visibles, mais aucun bilan officiel
À ce stade, aucun bilan officiel n’a été rendu public par les autorités. Plusieurs séquences vidéo relayées sur les réseaux sociaux montrent toutefois l’ampleur des dégâts. Le siège de l’ECiDé, parti de l’opposant Martin Fayulu, a été vandalisé par des manifestants.
La loi sur le référendum au Sénat
Adoptée en début de semaine à la chambre basse du Parlement, la loi sur le référendum a été renvoyée au Sénat pour une seconde lecture. Le texte sera prochainement soumis en séance plénière.
C’est dans ce contexte que l’opposition multiplie les appels à la mobilisation, espérant peser sur les sénateurs avant l’examen définitif d’un texte qu’elle considère comme une étape vers la révision constitutionnelle.




