Martin Fayulu s’oppose à tout troisième mandat de Félix Tshisekedi

L’opposant congolais Martin Fayulu a réaffirmé, ce vendredi 08 mai, son rejet catégorique de toute perspective d’un troisième mandat présidentiel en République démocratique du Congo. Lors d’une conférence de presse tenue devant plusieurs médias, le président de l’ECiDé a averti que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, devra quitter le pouvoir à l’issue de son mandat constitutionnel en 2028.

Très ferme dans son intervention, Martin Fayulu a estimé qu’aucune initiative politique ne devrait remettre en cause les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels. Pour lui, le respect de la Constitution demeure une exigence démocratique incontournable.

« Qu’il le veuille ou pas, il partira en 2028. Il n’aura pas de troisième mandat, il n’est pas plus fort que le peuple », a déclaré l’opposant congolais.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par un débat de plus en plus vif autour d’un éventuel changement de Constitution ou d’une possible prolongation du pouvoir en place. Dans l’opinion congolaise, la question divise profondément.

Les partisans du régime soutiennent que Félix Tshisekedi aurait une « mission » à accomplir à la tête du pays, et non simplement un mandat limité dans le temps. Une position rejetée par plusieurs acteurs politiques et de la société civile, qui y voient une tentative de remettre en cause l’esprit de la Constitution.

Pour Martin Fayulu, toute démarche visant à ouvrir la voie à un troisième mandat constituerait une menace contre la démocratie et la stabilité du pays. L’opposant appelle ainsi les Congolais à rester vigilants face à ce qu’il considère comme une dérive politique.

Dans les rangs de l’opposition, certains regrettent par ailleurs l’évolution du discours du pouvoir actuel. Ils estiment que Félix Tshisekedi, autrefois présenté comme un défenseur de la Constitution et des règles démocratiques, adopte désormais une posture qui inquiète une partie de l’opinion.

La question du troisième mandat reste particulièrement sensible en RDC, où les débats sur la Constitution et l’alternance politique ont souvent provoqué de fortes tensions. À trois ans de l’échéance électorale de 2028, les déclarations de Martin Fayulu relancent le débat sur l’avenir institutionnel du pays et sur le respect des limites constitutionnelles du pouvoir présidentiel.

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