Kinshasa : la Police durcit le ton face aux abus et renforce l’encadrement des OPJ

Le commissaire général adjoint de la Police nationale congolaise, Bertin Balekupayi, a dénoncé des dérives graves observées sur le terrain, notamment des interpellations abusives d’opérateurs économiques étrangers dans des zones reculées, suivies d’exigences financières illégales. Dans certains cas, des faits de séquestration visant à extorquer de l’argent ont été évoqués.

Pour mettre fin à ces pratiques, des instructions strictes ont été adressées au commissaire provincial de la police de Kinshasa, le commissaire divisionnaire Israël Kantu. Celui-ci est chargé de relayer ces mesures dans tous les postes et commissariats de la capitale afin de restaurer la discipline et le respect de la loi.

Renforcement des capacités et collaboration accrue

Sur le plan opérationnel, la hiérarchie policière annonce un programme de remise à niveau de 40 officiers de police judiciaire (OPJ). Cette formation se fera en partenariat avec des organisations internationales comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et EUPOL.

Le commissaire Balekupayi a également insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les services, notamment le Bureau central national (BCN) Interpol, la Police technique et scientifique, ainsi que les juridictions de Kinshasa.

Désormais, les OPJ traitant des dossiers de criminalité transnationale devront obligatoirement passer par le BCN Interpol, seul canal habilité à coopérer avec les polices étrangères. L’utilisation des outils technologiques, comme la géolocalisation, est aussi encouragée pour améliorer les enquêtes criminelles.

Clarification du statut des OPJ

Le commissaire général adjoint a enfin clarifié le statut des officiers de police judiciaire issus d’autres services publics. Bien que certains ministères disposent de leurs propres OPJ, ceux-ci ont une compétence territoriale limitée, contrairement aux OPJ de la Police nationale congolaise.

S’appuyant sur la loi organique du 11 août 2011, notamment son article 86, Bertin Balekupayi a rappelé qu’il n’existe pas d’autre service de police judiciaire en dehors du cadre légal établi. Il a également souligné qu’une loi organique ne peut être modifiée par un simple texte réglementaire.

Cette mise au point vise à lever toute confusion et à renforcer l’efficacité ainsi que la crédibilité de la police judiciaire en République démocratique du Congo.

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