Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a livré ce jour devant la Commission ATI-NTIC de l’Assemblée nationale un état des lieux détaillé du secteur électrique congolais. Cette audition, qui faisait suite à une première intervention, a permis d’éclairer les députés nationaux sur les avancées comme sur les défis persistants de la politique énergétique du pays.
Parmi les réalisations concrètes mises en avant, le ministre a annoncé l’opérationnalisation de la centrale hydroélectrique de Kakobola. Cet équipement, longtemps attendu, vient renforcer la capacité de production dans une zone jusqu’ici mal desservie. M. Sakombi Molendo a également confirmé l’approbation par la Banque mondiale d’un financement de 250 millions de dollars pour la première phase du Projet de Développement de l’Intégration et de l’Interconnexion des réseaux électriques (PDI3), une enveloppe qui s’inscrit dans un programme global estimé à un milliard de dollars.
La stratégie d’électrification conduite par l’Agence nationale de l’électrification rurale et urbaine (ANSER) a été détaillée, soulignant les efforts en cours pour raccorder les zones délaissées. Le rôle de régulation de l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) a aussi été rappelé, notamment pour assurer la transparence et l’équité entre opérateurs.
Le ministre a par ailleurs exposé l’état d’avancement du Compact énergétique, un mécanisme visant à mobiliser des partenariats techniques et financiers autour de projets structurants. Concernant la Société Internationale d’Énergie du Congo (SINELAC), il a reconnu les difficultés opérationnelles de cette entreprise binationale, évoquant des pistes de redynamisation. Enfin, la question épineuse des dettes croisées dans le secteur — entre l’État, la Société nationale d’électricité (SNEL) et d’autres acteurs — a été abordée. M. Sakombi Molendo a plaidé pour un apurement progressif et concerté, condition indispensable pour assainir le marché et attirer les investisseurs.
À l’issue de la séance, plusieurs députés se sont dits satisfaits des éclaircissements apportés, tout en pressant le gouvernement de transformer ces annonces en améliorations tangibles pour la population congolaise.




