La présidence de Christophe Mboso N’Kodia à l’Assemblée nationale connait des turbulences, avec des accusations sérieuses portant sur des soupçons de malversations financières au sein de l’institution législative. Des allégations de détournement de fonds publics ont été portées à la connaissance des hautes autorités du pays, y compris le Président de la République et l’Inspection Générale des Finances, par un collectif de députés nationaux et d’assistants parlementaires.
Le Directeur de Cabinet de Mboso, Samuel Memba, est également impliqué dans ces accusations, désigné comme l’architecte d’une gestion jugée désastreuse. Selon la correspondance envoyée aux autorités, la gabegie financière porterait sur des montants significatifs : environ 7,994 millions de dollars américains destinés à couvrir différentes primes et indemnités pour environ 500 députés, ainsi que plus de 250 000 dollars alloués pour les indemnités de sortie des assistants parlementaires.

La grogne des députés nationaux et de leurs assistants, qui auraient dû recevoir ces sommes cruciales notamment pour les dépenses liées à la campagne électorale, ne cesse de s’intensifier. Certains évoquent une stratégie délibérée de la part du Président Mboso de détourner ces fonds à des fins politiques personnelles sous le prétexte de sa proximité supposée avec le Président de la République.
Les réclamations des assistants parlementaires mettent en lumière des irrégularités budgétaires qui seraient passées inaperçues au sein des services financiers de l’Assemblée nationale. Devant ce qu’ils considèrent comme un « péril en demeure », ils appellent à une intervention immédiate et directe du Chef de l’État.
À l’heure actuelle, le bureau de l’âge de l’Assemblée nationale, dirigé par Mboso, est en position délicate. La demande de justice pour obtenir des comptes et éventuellement récupérer les montants allégués comme détournés se fait pressante.
La situation réclame l’attention des instances judiciaires compétentes. La Cour de Cassation, en tant que juridiction naturelle des législateurs, est attendue pour enquêter et trancher sur cette affaire qui met en cause l’intégrité financière de l’une des plus hautes instances du pouvoir législatif en RDC.


