Kisangani, Le calme revient progressivement à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, après une journée de vives tensions provoquées par la flambée du prix du carburant et la pénurie d’essence. Les motocyclistes et chauffeurs de taxi, exaspérés, avaient érigé des barricades sur plusieurs axes routiers, paralysant la circulation. Le gouvernement provincial a réagi dans la soirée en annonçant une série de mesures d’urgence, dont la fixation d’un nouveau prix à la pompe et la facilitation de l’approvisionnement.
Dans un communiqué diffusé à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), le ministère provincial de l’Économie a attribué la crise à des « spéculations sur le marché des produits pétroliers ». Pour rétablir la situation, les autorités ont d’abord ordonné le passage des camions-citernes bloqués à la barrière de PK23, permettant ainsi l’arrivée de carburant dans la ville.
Les barricades érigées notamment au niveau de Kilima Bahindi ont été levées, et la circulation reprend progressivement. Les forces de l’ordre ont été déployées pour sécuriser les principaux carrefours et prévenir tout nouveau débordement.
À l’issue de concertations avec les opérateurs du secteur, le gouvernement provincial a fixé le prix du litre d’essence à 5 000 francs congolais pour les produits en provenance de l’Est et à 3 500 francs congolais pour ceux venant de l’Ouest. « Tout opérateur économique qui ne respectera pas cette mesure s’exposera aux sanctions prévues par la loi », peut-on lire dans le communiqué.
Les autorités provinciales appellent la population au calme et à la vigilance, promettant un suivi régulier de l’application des nouveaux tarifs. Alors que les files d’attente devant les stations-service commencent à se résorber, l’exécutif provincial assure que des dispositions sont prises pour éviter une nouvelle flambée spéculative. Une réunion d’évaluation est annoncée dans les prochains jours avec l’ensemble des acteurs de la filière.




