Les autorités provinciales de Kinshasa ont annoncé une nouvelle série de mesures sévères visant à réguler de manière plus stricte la circulation des taxis-motos et des tricycles dans la capitale. Objectif officiel : réduire les accidents, limiter le désordre urbain et fluidifier un trafic devenu chaotique.
Des interdictions sur les principaux axes de la capitale
Les taxis-motos, très utilisés par les Kinois pour contourner les embouteillages, sont désormais interdits sur plusieurs grandes avenues stratégiques, parmi lesquelles :
- Avenue des Huileries
- Avenue de la Libération (ex-24 Novembre)
- Mondjiba
- Bokasa
- Kasa-Vubu
- Wangata
- Poids Lourds
- OUA
Seules exceptions :
➡️ motos privées
➡️ motos affectées au transport de marchandises, à condition d’être dûment enregistrées.
Les tricycles, eux aussi devenus incontournables dans le transport urbain, se voient bannis des artères suivantes :
- Boulevard Lumumba
- Boulevard Sendwe
- Boulevard du 30 Juin
- Boulevard Triomphal
- Avenue des Poids Lourds
- Mondjiba
- Nguma
- Avenue du Tourisme
- Place Kintambo Magasin
Des sanctions lourdes pour les contrevenants
Les autorités provinciales ne laissent aucune marge de manœuvre.
En cas d’infraction :
Taxis-motos
- 30 jours de fourrière
- Amende de 500 000 FC
Tricycles
- Suspension de 15 jours
- Mise en fourrière
- Amende de 500 000 FC
Un dispositif de contrôles permanents sera déployé pour assurer l’application stricte de ces nouvelles mesures.
Vers une reconfiguration de la mobilité à Kinshasa ?
Pour de nombreux analystes, ces restrictions pourraient redessiner le paysage du transport urbain dans la capitale, mais risquent également de susciter des tensions avec les conducteurs, déjà fragilisés par un secteur peu structuré et une concurrence informelle.
Reste à savoir si ces mesures permettront réellement de désengorger Kinshasa, ou si elles ouvriront un nouveau chapitre dans le bras de fer récurrent entre autorités et transporteurs urbains.




