L’opposant politique Seth Kikuni a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « confiscation arbitraire » de son passeport par la Direction Générale des Migrations (DGM). Cette situation survient 32 jours après son arrestation par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) à l’aéroport de N’Djili.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, Kikuni a dénoncé le manque de justification légale entourant la confiscation de son document de voyage. « Aucune explication ne m’a été fournie concernant cette décision, qui constitue une violation flagrante de mes droits fondamentaux », a-t-il déclaré. Il a rappelé que l’article 30 de la Constitution garantit la liberté de circulation, un droit qu’il estime être actuellement bafoué.
Kikuni a également partagé son expérience des démarches entreprises pour récupérer son passeport, affirmant que ces efforts ont été entravés par « du chantage, des intimidations et même des propositions indécentes ». Selon lui, ces pratiques révèlent une volonté manifeste du gouvernement de le priver injustement d’un droit essentiel, le rendant ainsi « prisonnier d’un régime ».
L’opposant a appelé la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour défendre les droits fondamentaux des citoyens congolais. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif entre le gouvernement et l’opposition pour garantir un climat politique sain et respectueux des libertés individuelles.
Face à cette situation, Seth Kikuni promet de continuer à se battre pour ses droits et ceux de ses concitoyens, tout en dénonçant les abus de pouvoir dont il se dit victime. La DGM n’a pas encore réagi à ces accusations, mais la tension monte autour de cette affaire qui soulève des questions sur le respect des droits civiques en République Démocratique du Congo.




