Des personnes vivant avec un handicap et victimes de la guerre de six jours entre les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani en juin 2000 ont exprimé leur indignation face à des pratiques de corruption au sein du Fond pour la réparation et l’indemnisation des victimes de l’agression ougandaise (Frivao).
Lors d’une rencontre avec le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, ces victimes ont dénoncé des faits graves. Moïse Ndawele, qui a perdu sa jambe droite lors de ce conflit, a déclaré : « Nous sommes venus voir le ministre pour lui montrer une situation indécente qui se passe ici à la Tshopo avec le Frivao. Nous sommes victimes de la guerre, mais jusqu’à présent, nous ne sommes pas indemnisés. »
Selon M. Ndawele, des agents du Frivao exigent jusqu’à 500 dollars américains pour enregistrer les victimes sur les listes d’indemnisation. Il a ajouté que ceux qui ne peuvent pas payer se voient proposer une inscription sur les listes, mais doivent ensuite partager leur indemnité avec les agents.
Le ministre Guillaume Ngefa a écouté attentivement les doléances des victimes et les a rassurées qu’il porterait cette situation au niveau du Conseil des ministres. Il a également souligné son engagement à remettre de l’ordre dans cette affaire, conformément à la vision du Chef de l’État.
Les victimes espèrent que cette intervention permettra de mettre fin aux abus et de garantir une indemnisation juste pour tous ceux qui ont souffert en raison de ce conflit. source : ACP




