Nouveau tournant politique au sein de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Le ministre de l’Industrie, Aimé Boji Sangara, a quitté le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, selon plusieurs sources concordantes proches du parti et de la présidence.
Cette démission intervient alors que l’ancien bras droit de Vital Kamerhe préparerait sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale, un poste devenu vacant après le départ de ce dernier du perchoir.
Si cette information venait à se confirmer, Aimé Boji, membre influent de l’UNC et fidèle compagnon politique de Kamerhe, entrerait ainsi dans la course pour succéder à son mentor. Une ambition qui, selon certains observateurs, reflète les recompositions internes au sein de la majorité présidentielle et de l’UNC elle-même.
Le 18 octobre dernier, l’UNC avait publié un communiqué précisant qu’aucun de ses députés n’avait encore été désigné pour briguer la présidence de la Chambre basse, tout en affirmant que le parti « attend encore les orientations du Chef de l’État, Félix Tshisekedi » avant toute prise de position officielle.
Cette réserve stratégique laisse entrevoir des négociations en coulisses, notamment entre les différentes composantes de la majorité, pour maintenir un équilibre au sein des institutions.
Aimé Boji, réputé fin stratège et proche du sérail, pourrait ainsi incarner la continuité politique de l’UNC tout en cherchant à s’affirmer comme figure de consensus dans un contexte marqué par la recherche de stabilité institutionnelle.
Son départ du gouvernement Suminwa, s’il se confirme officiellement, marquera l’un des premiers remaniements politiques majeurs depuis la formation de l’exécutif.




