L’Assemblée nationale se penche ce jeudi sur la question sensible de la prorogation de l’état de siège en vigueur depuis le 6 mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Cette mesure exceptionnelle, adoptée au plus fort de l’insécurité dans l’Est du pays, place la gestion civile des deux provinces entre les mains de l’autorité militaire et policière. Depuis plus de quatre ans, elle est régulièrement renouvelée, avec pour objectif affiché de ramener la paix et la sécurité dans ces territoires meurtris par les violences armées.
Toutefois, l’efficacité de cette disposition reste au centre des débats. Si certains estiment qu’elle a permis de contenir certaines poches d’insécurité, d’autres dénoncent son caractère répétitif, sans résultats tangibles pour les populations locales qui continuent de subir massacres, déplacements forcés et violations de droits humains.
Les députés devront donc trancher, une nouvelle fois, entre la nécessité de maintenir cette mesure exceptionnelle ou celle de proposer des alternatives capables de répondre à l’urgence sécuritaire tout en renforçant le rôle des autorités civiles.
La séance de ce jeudi s’annonce donc décisive, alors que les attentes des habitants du Nord-Kivu et de l’Ituri restent fortes face à un conflit qui ne cesse d’endeuiller la région.




