La Première ministre, Judith Suminwa, accompagnée du Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a déposé ce lundi au Bureau de l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
Ce budget, équilibré en recettes et en dépenses, est évalué à 59 000 milliards de francs congolais (CDF), soit l’équivalent de 20,3 milliards de dollars américains, marquant un accroissement de 16 % par rapport à l’exercice précédent. Il met l’accent sur les questions sécuritaires, ainsi que sur l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’éducation et la fonction publique.
« Je suis venue accomplir mon devoir constitutionnel, qui oblige le Gouvernement à déposer, au plus tard le 15 septembre, le projet de loi de finances de l’année suivante. Nous avons mis un accent particulier sur la sécurité, mais aussi sur des secteurs clés pour le développement économique et social du pays », a déclaré la cheffe du Gouvernement.
Parallèlement, la Première ministre a présenté le projet de loi de réédition des comptes 2024. Selon ce document, les recettes du Budget du Pouvoir Central ont été réalisées à hauteur de 35 513,9 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 79,97 %, tandis que les dépenses se sont élevées à 35 872,5 milliards de CDF, avec un taux d’exécution de 80,78 %.
Le Budget du Pouvoir Central a ainsi dégagé un déficit de 358,5 milliards de CDF, résultat de la consolidation d’un solde déficitaire du Budget Général de 1 535,4 milliards de CDF, compensé en partie par le solde excédentaire des Budgets Annexes (28,9 milliards de CDF) et les profits des Comptes Spéciaux (1 147,9 milliards de CDF).
Depuis sa prise de fonction, le Vice-premier ministre Adolphe Muzito s’était engagé à renforcer le budget de l’État. Les réformes structurelles et mesures mises en œuvre sous sa supervision ont permis d’atteindre cet objectif, consolidant la crédibilité de la politique budgétaire congolaise et inscrivant le pays sur la voie de la stabilité macroéconomique et de la croissance inclusive.




