La tempête gronde à l’Assemblée nationale. Vital Kamerhe, président de la Chambre basse du Parlement, est désormais dans le viseur d’une fronde parlementaire qui prépare sa destitution. Selon des sources concordantes, une pétition devrait être déposée dès ce lundi – ou au plus tard mardi – par voie d’huissier de justice, sauf changement de dernière minute.
À l’exception de Jean Claude Tshilumbayi et Christophe Mboso, premiers vice-présidents, tous les autres membres du bureau sont ciblés par cette offensive.
Fait révélateur : même certains députés qui, hier encore, défendaient Kamerhe bec et ongles contre une motion de défiance, auraient cette fois cédé sous un « mot d’ordre formel ». Leur signature serait réclamée pour tourner définitivement la page Kamerhe.
Dans les coulisses, plusieurs figures de poids de l’Union sacrée sont pointées du doigt. Ministres et conseillers de la Présidence seraient derrière cette manœuvre savamment orchestrée pour éjecter l’ancien directeur de cabinet du Chef de l’État.
Un scénario explosif qui met en lumière les fractures profondes au sein de la majorité parlementaire, où intrigues, ambitions et règlements de comptes semblent désormais dicter la loi.




