La défaite des Léopards face au Sénégal (2-3) au Stade des Martyrs a suscité de vives réactions. Le journaliste sportif Jean de Dieu Mukendi s’est indigné de la gestion de cette rencontre, qu’il qualifie de défaillante et marquée par un gaspillage de ressources publiques.
« Déjà que les caisses de l’État ont été saignées inutilement. Pour un match aussi facile que celui contre le Soudan du Sud, on a fait voyager des gens inutilement alors que la logique aurait été de consacrer une partie de ces moyens au match contre le Sénégal », a-t-il déclaré.
Mukendi a également dénoncé des dysfonctionnements graves dans l’organisation du match. Les arbitres, arrivés à l’aéroport de Ndjili à 23 heures, ont dû repartir à 4 heures du matin dans un taxi payé par eux-mêmes. Le jour du match, les officiels ont même été bloqués à l’entrée du stade, avant l’intervention d’Emmanuel Kande Kalombo, coordonnateur des matchs de la CAF et inspecteur des stades. Le commissaire au match, quant à lui, a dû se déplacer dans un taxi privé pour effectuer sa visite du stade.
Le journaliste pointe également des tensions internes au sein du Comité de normalisation (Conor) et un manque flagrant d’engagement. Selon lui, aucun membre du Conor n’était présent lors de la réunion technique organisée la veille au siège de la Fédération, alors même que la RDC était pays hôte. Il appelle l’autorité de tutelle à exiger des explications pour ce manquement qu’il juge très grave.
Pour Mukendi, ces lacunes révèlent un manque de sérieux et de préparation à un niveau où chaque détail compte. Il a rappelé que les mêmes erreurs avaient déjà coûté cher aux Léopards lors des éliminatoires de 2017 face à la Tunisie et de 2021 contre le Maroc, empêchant ainsi la RDC de décrocher une deuxième qualification historique en Coupe du monde après 1974.
Cette sortie médiatique relance le débat sur la gouvernance et l’organisation du football congolais, au moment où les Léopards jouent leur avenir dans la course vers la Coupe du monde 2026.




