À moins de trois ans de la fin du mandat de Félix Tshisekedi, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) traverse une crise interne qui ne cesse de s’amplifier. Les deux factions rivales, dirigées respectivement par Augustin Kabuya et Déogratias Bizibu, s’affrontent dans une bataille sans merci pour le contrôle du parti au pouvoir.
Un nouvel épisode est venu envenimer la situation. Dans un communiqué publié le 25 août 2025, l’Exécutif national de l’UDPS a dénoncé une « tentative de manipulation de l’opinion publique » de la part d’un député national qui affirmait avoir reçu une instruction du président Félix Tshisekedi concernant une redevance de 10 % à reverser par chaque membre du parti mandaté dans les institutions.
« Une manipulation de l’opinion publique »
La Présidence du parti, par la voix de son Secrétaire national et porte-parole, a opposé un démenti catégorique à ces allégations. Elle estime qu’il s’agit d’une manœuvre destinée à redorer l’image d’une personnalité récemment éjectée des instances dirigeantes.
« La Haute Autorité de Référence du Parti n’avait pas d’instructions à donner sur une disposition déjà clairement énoncée dans les Statuts du Parti (article 60), et surtout pas à quelqu’un sans fonction », précise le communiqué.
Des tensions persistantes
Cette polémique illustre les fractures qui minent le parti présidentiel depuis plusieurs mois. Alors qu’Augustin Kabuya s’impose comme secrétaire général et fidèle lieutenant de Tshisekedi, Déogratias Bizibu revendique, lui aussi, une légitimité héritée des instances internes. Résultat : deux camps s’opposent, multipliant déclarations et contre-communiqués, au risque de fragiliser davantage l’image de l’UDPS à l’approche des prochaines échéances électorales.
Appel à la discipline
Tout en rejetant les accusations, la direction du parti appelle ses membres à continuer de payer normalement leurs cotisations et redevances, rappelant que seules les preuves officielles de paiement feront foi lors de la régularisation interne.
Malgré les appels au calme, le parti présidentiel reste prisonnier de ses luttes intestines. Une fragilité qui ne passe pas inaperçue dans l’opinion, à un moment charnière où Félix Tshisekedi doit défendre son bilan et préparer l’avenir politique du pays.






