Une nouvelle directive émanant de la haute hiérarchie de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) impose à tous les membres du parti investis dans les institutions publiques de verser 10 % de leur rémunération mensuelle au compte du parti présidentiel. Cette mesure concerne notamment la Première ministre Judith Suminwa, les membres du gouvernement, les gouverneurs, les mandataires publics, ainsi que les cadres affectés aux cabinets présidentiels et territoriaux2.
Le communiqué, signé par Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président a.i. de l’UDPS, rappelle que cette obligation statutaire avait été réaffirmée lors d’une réunion tenue le 21 août à la paroisse Sainte Anne de la Gombe, en présence des fondateurs et pionniers du parti.
Les personnalités concernées disposent d’un délai de sept jours pour transmettre les preuves de paiement. Passé ce délai, elles s’exposent à des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’à l’exclusion des structures du parti3.
« Il ne s’agit pas d’une simple formalité, mais d’un engagement politique et moral envers le parti qui les a portés au pouvoir », a souligné Augustin Kabuya dans son communiqué.
Les cotisations doivent être versées exclusivement sur les comptes UDPS/Tshisekedi ouverts à la RAWBANK S.A. et à EQUITY BCDC S.A., avec des références spécifiques pour les paiements en francs congolais et en dollars américains.
Cette décision suscite déjà des réactions contrastées au sein de la classe politique. Certains cadres dénoncent une instrumentalisation du parti à des fins de contrôle financier, tandis que d’autres y voient un rappel à la discipline et à la solidarité partisane.




