Les deux Congo resserrent leurs rangs face au défi mondial de la désinformation. La République Démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo viennent d’annoncer une coalition sur le plan médiatique, dans la continuité de leur coopération déjà engagée dans plusieurs autres secteurs.
L’annonce a été faite ce lundi 18 août 2025 à l’issue de l’audience qu’a accordée à Kinshasa le ministre de la Communication et des Médias de la RDC, Patrick Muyaya, à son homologue congolais de Brazzaville, Thierry Moungalla. Objectif affiché : contrer les fake news et toutes les manipulations informationnelles susceptibles de troubler l’harmonie entre Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus rapprochées au monde.
Vers une synergie médiatique régionale
Dans le cadre de cette nouvelle dynamique, deux grands rendez-vous sont annoncés :
- Un Briefing Presse à Kinshasa, où les journalistes des deux rives du fleuve pourront échanger sur les défis communs et harmoniser leurs approches face à la désinformation.
- Une Quinzaine médiatique à Brazzaville, destinée à faire le point des rapports bilatéraux et renforcer les passerelles entre les deux espaces médiatiques.
« Les rumeurs, intoxications et manipulations qui circulent sur nos réseaux et nos médias ne doivent pas miner la fraternité entre nos peuples. Ensemble, nous allons bâtir une communication responsable », a déclaré Patrick Muyaya.
De son côté, Thierry Moungalla a souligné l’importance de cette coalition comme un modèle de coopération sous-régionale, estimant que la proximité géographique entre Kinshasa et Brazzaville doit être une force et non une vulnérabilité face aux menaces informationnelles.
Un signal politique fort
Au-delà de l’aspect médiatique, ce rapprochement illustre la volonté politique des deux gouvernements de consolider leurs relations et de prévenir toute instrumentalisation de l’information qui pourrait nuire à la stabilité des deux rives.
Ce front commun médiatique, inédit dans la sous-région, ouvre la voie à une coopération élargie, notamment dans la régulation des médias, la formation des journalistes et la mise en place de mécanismes conjoints de veille et de fact-checking.




