Dibaya, Kasaï Central — Une partie des matériels destinés au chantier hydroélectrique de Katende a été réduite en cendres dans la nuit du dimanche à lundi, plongeant la population de Dibaya dans la consternation et ravivant les inquiétudes autour de ce projet stratégique pour le Grand Kasaï.
Selon les premières informations issues du terrain, l’incendie a touché des équipements essentiels entreposés en vue de la relance effective des travaux du barrage de Katende. Ces matériels, parmi lesquels figuraient des pièces techniques, des câbles et divers supports logistiques, étaient indispensables à la phase actuelle du chantier.
Des pertes significatives et un nouveau retard en perspective
La destruction de ces équipements risque d’entraîner un nouveau retard dans l’avancement du projet, déjà perturbé par des années d’interruptions, de pillages et d’abandons successifs.
Si l’origine criminelle est évoquée par plusieurs sources locales, aucune confirmation officielle n’a pour l’instant été fournie par les autorités compétentes.
Une population en colère et désabusée
À Dibaya, la frustration est palpable. Beaucoup dénoncent un « sabotage » prémédité contre un projet porteur d’espoir pour toute la région.
« Chaque fois qu’on pense que Katende va enfin démarrer, un incident survient », déplore un habitant joint sur place.
L’incendie est perçu comme une provocation supplémentaire dans un dossier déjà miné par des retards et des controverses.
Les autorités provinciales exigent une enquête rigoureuse
Le gouvernement provincial du Kasaï Central a condamné cet acte avec fermeté et a instruit les services de sécurité d’ouvrir une enquête urgente afin d’identifier les auteurs et leurs motivations.
Les autorités rappellent que le barrage de Katende est un projet vital pour l’électrification du Grand Kasaï, le développement industriel et l’amélioration des conditions de vie de millions de citoyens.
Un projet stratégique constamment sous menace
Le barrage de Katende, dont la capacité prévue est de 64 MW, occupe une place centrale dans la stratégie énergétique régionale. Mais son histoire est jalonnée de :
- retards structurels,
- insécurité locale,
- destructions volontaires,
- et incertitudes financières.
L’incendie enregistré dans la nuit de dimanche à lundi apparaît ainsi comme un épisode de plus dans une longue série d’obstacles.
Vers une sécurisation accrue du site ?
Plusieurs acteurs de la société civile appellent désormais à renforcer la surveillance autour des installations et à associer davantage les communautés locales pour prévenir de nouveaux incidents.




