Dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, le gouvernement burundais a réitéré son attachement à une résolution pacifique de ses différends avec le Rwanda. Dans une déclaration officielle, Bujumbura a souligné que la voie diplomatique demeure le moyen privilégié pour prévenir toute escalade et rétablir un climat de confiance entre les deux pays voisins.
« Le Burundi reste fermement engagé en faveur du dialogue pour parvenir à une solution pacifique et durable », indique le communiqué, rappelant que la stabilité de la région des Grands Lacs repose sur la coopération et la concertation entre les États.
Cependant, les autorités burundaises se montrent fermes face à ce qu’elles qualifient de menaces persistantes visant l’intégrité territoriale du pays. Le gouvernement prévient qu’en dépit de son ouverture au dialogue, il ne restera pas passif.
« Face à la persistance des menaces contre son intégrité territoriale, le Burundi se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population et de son territoire », poursuit la déclaration.
Bujumbura rappelle par ailleurs que la sécurité nationale est un principe souverain, non négociable, et que chaque État a le devoir de protéger sa population contre toute forme d’agression ou de déstabilisation.
Cette mise au point intervient alors que les relations entre le Burundi et le Rwanda demeurent tendues, sur fond d’accusations mutuelles d’ingérences et de soutien à des groupes armés. Les observateurs régionaux appellent à une désescalade rapide, afin d’éviter un nouvel embrasement dans une région déjà fragilisée par d’autres conflits.
Pour l’heure, le Burundi assure rester disposé au dialogue, mais prévient clairement que sa patience a des limites.




