La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a décidé ce vendredi de rouvrir les débats dans le procès par contumace de l’ancien président Joseph Kabila, dont le verdict initial était attendu ce même jour, selon une source judiciaire.
La juridiction a accédé à la requête de la partie civile, représentée par l’État congolais, qui souhaite entendre de nouveaux témoins. « Trois témoins viendront retracer devant la Haute Cour les personnalités et les comptes bancaires par lesquels transite le financement de l’AFC/M23/RDF par le prévenu Joseph Kabila, ainsi que la réalité du fait qu’un étranger a dirigé ce pays pendant 18 ans », a déclaré Me Richard Bondo, avocat de la RDC.
Ce procès se tient en l’absence de Joseph Kabila, dont le défaut a été acté depuis son ouverture. L’ancien président est poursuivi pour des infractions graves, notamment la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel (l’AFC/M23), le complot, l’apologie du terrorisme, ainsi que plusieurs crimes liés aux violences dans l’Est du pays.
Le ministère public avait requis, lors de l’audience du 22 août dernier, la peine de mort contre Joseph Kabila. Il avait également demandé la mise sous séquestre de ses biens, sa condamnation aux frais et à la contrainte par corps, ainsi que son arrestation immédiate.
Cette procédure fait suite à une injonction du ministre de la Justice, ayant conduit à un réquisitoire transmis au Sénat qui avait voté pour l’ouverture des poursuites judiciaires contre l’ancien chef de l’État.
De son côté, la famille et les proches de Joseph Kabila continuent de rejeter ces accusations, qu’ils qualifient de « persécution politique » orchestrée par le régime actuel du président Félix Tshisekedi pour écarter un rival politique influent.




