Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est de la République démocratique du Congo, une nouvelle campagne de mobilisation vient d’être lancée par les autorités. Cependant, cette initiative est accueillie avec scepticisme par une grande partie de la population, qui remet en question l’efficacité de ces appels à l’unité nationale face à l’avancée des rebelles du M23/AFC.
Des campagnes de mobilisation sans résultats concrets ?
Depuis trois ans, le gouvernement a initié quatre grandes campagnes de mobilisation :
- Bendele Ekweya Te
- Plus Jamais Seul
- Tout Pour La Patrie
- Congolais Telema
Malgré ces slogans appelant à la résistance, la situation sur le terrain ne s’est pas améliorée. Goma et Bukavu sont tombées sous la menace rebelle, alimentant la frustration et la colère d’une population qui se sent abandonnée.
« La guerre ne se conquiert pas par des slogans, et la solidarité ne se résume point en incantations vides », s’indigne un citoyen sur les réseaux sociaux.
Un manque d’action dénoncé
Face à l’urgence sécuritaire, de nombreux Congolais demandent des actes concrets plutôt que des discours motivants. Certains internautes ironisent sur le manque de réaction des autorités :
« Il fallait que ce soit ‘Gouvernement Telema’ au lieu de ‘Congolais Telema’, parce que c’est vous qui dormez ! »
D’autres expriment leur frustration quant aux coûts financiers de ces campagnes de communication, soupçonnant des dépenses inutiles alors que l’armée manque cruellement de moyens :
« Après, on va apprendre que cette campagne aura coûté soki combien de millions… »
Un fossé grandissant entre le gouvernement et la population
Cette vague de critiques reflète le désespoir croissant face à l’insécurité persistante dans l’Est du pays. La population, qui attend des solutions militaires et diplomatiques efficaces, semble de moins en moins réceptive aux campagnes de mobilisation qui ne se traduisent pas par des avancées tangibles sur le terrain.
L’avenir dira si cette nouvelle campagne réussira à inverser la tendance, mais une chose est sûre : les Congolais jugeront leurs dirigeants non pas sur leurs slogans, mais sur leurs réalisations.


