Le Front démocratique africain (FDA) a dénoncé ce week-end ce qu’il qualifie de « répression » contre les opposants politiques et les organisations de la société civile hostiles au projet de révision de la Constitution attribué au régime du Président Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration rendue publique au lendemain du sit-in de l’opposition dispersé à Kinshasa, le mouvement dirigé par Albert Mukulubundu a condamné les violences qui auraient visé des militants engagés dans les actions de contestation. Le FDA exige notamment la libération de toutes les personnes interpellées lors des manifestations et accuse les autorités de vouloir museler les voix critiques.
Selon cette formation politique, l’interdiction des activités des partis réunis au sein de la plateforme « Sauvons la RDC », ainsi que les restrictions imposées à certaines manifestations, traduisent une volonté de limiter l’expression démocratique et de décourager toute contestation du pouvoir en place.
Le FDA a également critiqué l’attitude des autorités face aux initiatives de médiation portées conjointement par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Pour ce mouvement, le dialogue demeure la voie privilégiée pour sortir de la crise politique et sécuritaire que traverse actuellement le pays.
Opposé à toute perspective de troisième mandat présidentiel, Albert Mukulubundu estime que les soutiens internationaux dont bénéficierait le Chef de l’État ne sauraient justifier, selon lui, des arrestations arbitraires, des atteintes aux libertés publiques ou les violences enregistrées lors des manifestations politiques.
Le Front démocratique africain affirme par ailleurs que plusieurs citoyens auraient perdu la vie ou subi des violences alors qu’ils exerçaient leur droit à la liberté d’expression. Ces allégations n’ont pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle.
S’inscrivant dans la dynamique de l’appel lancé le 11 juin par l’ancien Président Joseph Kabila, le FDA invite les Congolais à renforcer leur mobilisation citoyenne en utilisant les mécanismes prévus par la Constitution pour faire valoir leurs revendications politiques.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition autour des réformes institutionnelles et du débat sur l’avenir politique du pays.




