L’ancien député national et actuel ministre délégué, Eliezer Ntambwe, a tenu des propos fermes à l’endroit de l’opposition congolaise au sujet du contexte sécuritaire et politique que traverse la République démocratique du Congo.
S’exprimant sur la situation dans l’Est du pays et les tensions persistantes avec le Rwanda, le membre du gouvernement a estimé que les ambitions politiques de certains opposants devraient être mises en veilleuse jusqu’à la résolution définitive de la crise sécuritaire.
« Vous voulez que Fatshi parte et laisse la place à quelqu’un que Kagame va manipuler facilement ? Tant que Kagame sera au pouvoir, Fatshi le sera aussi ! Toute personne qui veut le contraire est complice. Laissez Fatshi en finir avec Kagame, vous reviendrez avec vos soifs de pouvoir », a déclaré Eliezer Ntambwe.
Par cette sortie médiatique, le ministre délégué établit un lien direct entre le maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi et la poursuite de la lutte contre ce que les autorités congolaises qualifient d’agression rwandaise dans l’Est de la RDC.
Cette déclaration intervient dans un climat politique marqué par les critiques de l’opposition à l’égard de la gestion de la crise sécuritaire et des défis socio-économiques du pays. Plusieurs figures de l’opposition continuent de réclamer des réformes profondes ainsi qu’une alternance politique, tandis que les partisans du pouvoir mettent en avant la nécessité de préserver l’unité nationale face aux menaces extérieures.
Les propos d’Eliezer Ntambwe ne manqueront pas d’alimenter le débat politique national, certains y voyant un appel au rassemblement derrière le chef de l’État dans un contexte de guerre, tandis que d’autres pourraient les interpréter comme une tentative de lier l’avenir politique du pays à la situation régionale.
Alors que les opérations militaires se poursuivent dans l’Est de la RDC et que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de ramener la paix, la question de l’équilibre entre l’unité nationale et le débat démocratique demeure au cœur des discussions politiques congolaises.




