Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre des personnes accusées d’avoir tenu, dans le cyberespace, des propos jugés outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants à l’encontre du Président de la République.
Dans un communiqué de presse rendu public par sa Cellule de communication, le ministère condamne fermement ces publications, estimant qu’elles dépassent le cadre de la liberté d’expression. Selon le communiqué, ces actes relèvent plutôt d’infractions prévues et punies par la législation congolaise.
Le ministre de la Justice affirme avoir instruit les autorités judiciaires compétentes afin qu’elles engagent des poursuites immédiates. L’objectif est d’identifier les auteurs de ces messages, y compris ceux qui agiraient depuis l’étranger, et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Le ministère met également en garde contre toute incitation à la haine, à la violence ou à la déstabilisation des institutions de la République. Il réaffirme, dans ce contexte, sa détermination à assurer la protection des institutions publiques et le respect de l’autorité de l’État.
Cette sortie intervient dans un climat où les réseaux sociaux occupent une place croissante dans le débat public en RDC. Les autorités rappellent que la liberté d’expression demeure garantie, mais qu’elle doit s’exercer dans le respect de la loi, des personnes et des institutions.
Le communiqué est daté du 11 mai 2026 et émane de la Cellule de communication du ministère de la Justice, basée au Palais de Justice, à Kinshasa-Gombe.





