Kinshasa, vendredi 8 mai 2026 — Le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba, s’est présenté ce vendredi devant la représentation nationale pour répondre aux préoccupations des députés concernant les coupures récurrentes de courant et les difficultés d’accès à l’électricité en République démocratique du Congo. Face aux élus, il a livré un état des lieux sans détour du secteur et dévoilé les pistes envisagées pour améliorer la desserte sur l’ensemble du territoire.
Un secteur miné par la vétusté des installations
Interpellé sur la qualité de la fourniture en énergie électrique, Teddy Lwamba a reconnu que de nombreuses installations de la SNEL sont aujourd’hui vieillissantes. Construites pour la plupart il y a plusieurs décennies, elles n’ont pas toujours bénéficié d’une maintenance à la hauteur des besoins, ce qui se traduit aujourd’hui par des pannes fréquentes, des chutes de tension et des coupures qui pénalisent aussi bien les ménages que les entreprises.
Le patron de la SNEL a souligné que la modernisation de l’outil de production, de transport et de distribution constitue désormais un chantier prioritaire pour permettre à l’entreprise publique de répondre à une demande en constante augmentation.
Branchements irréguliers et dysfonctionnements du secteur
Au-delà de la vétusté des équipements, Teddy Lwamba a pointé du doigt le phénomène des branchements irréguliers, qui surchargent le réseau et provoquent des incidents techniques à répétition. Ces raccordements clandestins, particulièrement répandus dans plusieurs quartiers des grandes villes, occasionnent d’importantes pertes commerciales et techniques pour la société.
Le DG a également évoqué certaines difficultés structurelles liées au fonctionnement du secteur de l’électricité en RDC, notamment la faible capacité de production face à une demande croissante, les contraintes financières et la nécessité d’attirer davantage d’investissements pour soutenir le développement énergétique du pays.
Le projet hydroélectrique d’Inkisi : 250 MW attendus en 36 mois
Pour répondre concrètement à la crise énergétique, le directeur général de la SNEL a annoncé devant les députés le lancement du projet hydroélectrique d’Inkisi. Ce projet ambitieux devrait permettre de produire 250 mégawatts dans un délai de 36 mois, soit trois ans, afin de renforcer significativement la fourniture en électricité dans le pays.
Cette nouvelle capacité de production viendra en appoint aux installations existantes et devrait contribuer à réduire le déficit énergétique que connaît la RDC, particulièrement criant dans les grandes agglomérations comme Kinshasa, Lubumbashi ou encore Goma.
Une volonté affichée d’améliorer la desserte
À travers cette comparution devant l’Assemblée nationale, la SNEL entend rassurer aussi bien les élus que la population sur sa détermination à améliorer la qualité du service rendu aux abonnés. Modernisation des infrastructures, lutte contre la fraude énergétique, augmentation de la capacité de production et amélioration de la gouvernance figurent parmi les axes mis en avant par Teddy Lwamba.
Les députés, qui ont suivi avec attention les explications du directeur général, attendent désormais des résultats concrets sur le terrain afin que les Congolais puissent enfin bénéficier d’une fourniture en électricité stable, fiable et accessible.




