Le ministère public a requis, jeudi 7 mai, la servitude pénale à perpétuité contre le lieutenant-général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo.
L’officier supérieur est poursuivi devant la Haute Cour militaire pour trahison et incitation des militaires à poser des actes contraires à la discipline militaire. Ce dossier, suivi de près en raison de sa portée sécuritaire, concerne notamment des faits liés à la situation dans l’est du pays.
Selon l’auditorat général des FARDC, les accusations reposent en partie sur un présumé message attribué au général rwandais James Kabarebe, qui aurait été retrouvé dans le téléphone du prévenu. Le ministère public estime que cet élément constitue une preuve à charge contre le général Yav.
La défense rejette fermement ces accusations. Les avocats du lieutenant-général Philémon Yav affirment qu’aucune preuve formelle n’a été présentée devant la Cour. Ils dénoncent un dossier fondé, selon eux, sur des rumeurs et plaident la non-culpabilité de leur client. Ils demandent son acquittement pur et simple.
Le ministère public reproche également au prévenu d’avoir tenu des propos qui auraient découragé l’engagement de certaines unités militaires sur le front dans l’est de la RDC.
Après les réquisitions du parquet et les premières répliques de la défense, la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 12 mai prochain pour la suite des plaidoiries. Le général Philémon Yav reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.




