La République Démocratique du Congo franchit une étape cruciale dans la structuration de son développement économique. Ce mardi 4 novembre 2025, Kinshasa a accueilli l’atelier de démarrage d’une mission d’assistance technique de grande envergure, visant à doter le pays d’un cadre stratégique et opérationnel robuste pour les Partenariats Public-Privé (PPP). Cette initiative est portée par l’Unité de Conseil et de Coordination du Partenariat Public-Privé (UC-PPP), avec l’appui de la firme internationale CPCS et le financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) via le Projet d’Appui à la Relance de l’Économie Congolaise (PAREC).
L’atelier, qui s’est tenu au salon Congo de l’hôtel Pullman, a réuni des représentants d’institutions étatiques et des experts indépendants. Les échanges ont principalement porté sur les mécanismes de développement des projets de partenariats public-privé et sur la nécessité d’une compréhension partagée de la démarche méthodologique.
Selon les organisateurs, la phase initiale de la mission est ambitieuse : elle prévoit la définition d’une vision stratégique claire et la constitution d’une base de données consolidée. L’objectif ultime est d’aboutir à un portefeuille de projets PPP « pertinents, bancables et alignés sur les priorités nationales », telles que définies notamment dans le Plan National Stratégique de Développement (PNSD).
Un Instrument de Transformation Nationale
Dans son allocution d’ouverture, Daniel Epembe Mosango, Secrétaire Général au Plan, a souligné l’importance capitale de cet atelier, le qualifiant de « tournant décisif ». Pour lui, cet événement marque le passage à une logique d’action où le Partenariat Public-Privé devient un véritable « instrument de la transformation nationale », en canalisant les investissements privés vers les secteurs à fort impact.
Le Secrétaire Général au Plan s’est félicité de l’engagement de la RDC dans une voie de transformation structurelle visant un développement à l’horizon 2050, un plan qui traduit l’ampleur des ambitions du pays. Il a rappelé que, malgré une capacité de financement de 94,3 milliards de dollars américains, celle-ci ne couvre que moins de 40% des besoins du pays, justifiant ainsi l’impératif de mobiliser des capitaux privés pour combler ce gap.
Créer un Portefeuille de Projets Bancables
François Ngenyi, Directeur Général de l’UC-PPP, a pour sa part contextualisé cette mission. Il a souligné qu’elle intervient dans un « contexte national complexe, miné par une agression injuste à laquelle le pays fait face », renforçant d’autant plus la nécessité de telles initiatives.
M. Ngenyi a insisté auprès des participants sur le fait que cet atelier n’est « pas une simple formalité mais le point de départ d’un chantier national orienté vers la création d’un portefeuille des projets bancables ». Il a exhorté tous les acteurs à une implication pleine et entière dans ce processus.
L’objectif principal de cet atelier de démarrage est d’informer les parties prenantes sur le contenu global de l’appui, afin d’obtenir leur appropriation et leur implication dans les activités futures. Cette démarche vise à garantir une forte adhésion et à faciliter les discussions nécessaires à la validation de l’approche préconisée pour atteindre les objectifs de développement par les PPP.




