La ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Emie Kutino, a annoncé jeudi le lancement officiel des consultations nationales destinées aux jeunes de la République Démocratique du Congo.
Selon un communiqué publié sur le compte X du ministère, cette initiative vise à mieux orienter la mise en œuvre des politiques publiques en tenant compte des préoccupations de la jeunesse congolaise.
Donner la parole aux jeunes
La ministre a présenté ces assises comme un moment crucial, offrant aux jeunes l’occasion de partager leurs idées, aspirations et rêves. Elle a souligné que les résultats de ces échanges guideront non seulement la révision de la politique nationale de la jeunesse, mais aussi l’élaboration d’un programme réaliste et porteur d’espoir.
« Aucun pays ne peut se développer sans écouter et associer sa jeunesse aux grandes décisions », a rappelé Grâce Emie Kutino, qui dit avoir placé la participation active des jeunes au cœur de son action depuis son arrivée à la tête du ministère.
Un processus en deux étapes
Les consultations se dérouleront en deux phases :
- une étape numérique, grâce à un formulaire en ligne permettant aux jeunes connectés de soumettre facilement leurs priorités ;
- une étape de terrain, à travers des rencontres dans les provinces, pour inclure également les jeunes éloignés des canaux digitaux.
Une vaste tournée nationale est prévue, couvrant toutes les provinces du pays, avant une clôture à Kinshasa. Le processus s’ouvrira aussi à l’international, notamment en France, en Belgique et aux États-Unis, afin de permettre à la diaspora congolaise de contribuer à cette réflexion collective.
Un partenariat élargi
Grâce Emie Kutino a précisé que son ministère ne travaillait pas seul. Plusieurs partenaires techniques et financiers accompagnent le processus, notamment le système des Nations unies à travers l’UNICEF et l’UNFPA, afin de garantir que la voix des jeunes trouve un écho concret dans les politiques publiques.
Une démarche à portée patriotique
L’objectif final, selon le ministère, est de renforcer le contrat social entre la jeunesse et les institutions, en faisant de l’éveil patriotique un véritable moteur de mobilisation collective. Cette dynamique apparaît d’autant plus nécessaire que le pays reste confronté à des défis sécuritaires persistants dans l’Est.




