Dans une tribune virulente, le député national Claudel Lubaya a vivement critiqué le président Félix Antoine Tshisekedi, l’accusant de vouloir instaurer un régime autoritaire centré autour d’un parti unique, l’Union sacrée de la Nation (USN).
« Parti unique, pensée unique, chef unique »
« En dépit de son manque de légitimité et de son incapacité à préserver l’intégrité territoriale ainsi que la sécurité des personnes et celle de leurs biens, le président fondateur (Félix Tshisekedi), à travers sa posture autoritariste, est dans la droite idée d’imposer au pays un parti unique (USN), une pensée unique (sa vision) et un seul chef (lui-même, Sese Seko, 100 ans au pouvoir !) », a écrit Claudel Lubaya.
L’élu a établi un parallèle direct avec l’ère Mobutu, dénonçant une volonté de ramener la RDC vers « l’ordre ancien », celui d’un pouvoir centralisé et sans contrepoids. « Ce retour à l’ordre ancien ne passera pas. Le peuple l’avait rejeté sous Mobutu et sous tous les régimes qui lui ont succédé », a-t-il insisté.
Des propos qui résonnent dans le climat politique actuel
Cette sortie intervient alors que Félix Tshisekedi a récemment réaffirmé son leadership au sein de l’Union sacrée lors de son congrès du 30 août. Un discours perçu par certains analystes comme une tentative de verrouiller davantage la scène politique.
Les déclarations de Claudel Lubaya traduisent la persistance des tensions entre le pouvoir en place et une opposition qui se dit marginalisée, voire muselée. Elles viennent également nourrir le débat sur la gouvernance actuelle, alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays reste critique et que les accusations de dérives autoritaristes se multiplient.




