La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) vit l’un des moments les plus décisifs de son histoire récente. Ce lundi, une réunion capitale doit trancher sur la participation des clubs congolais aux compétitions africaines interclubs organisées par la Confédération Africaine de Football (CAF). Une rencontre sous haute tension, alors que la maison du football congolais traverse une zone de turbulences sans précédent.
Le poids de la décision du TAS
Au centre des débats se trouve la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui a confirmé l’obligation de disputer les six dernières journées du championnat national de Ligue 1. Une contrainte lourde pour une FECOFA déjà engluée dans les querelles internes et confrontée à un calendrier paralysé.
La CAF, elle, se montre intransigeante : les clubs qualifiés doivent être connus dans les délais pour valider leur inscription à la Ligue des champions et à la Coupe de la Confédération. Toute défaillance pourrait coûter cher à la RDC.
Clubs sous pression, fédération critiquée
Le TP Mazembe, l’AS Vita Club et le FC Saint-Éloi Lupopo, principaux candidats à une place sur la scène continentale, attendent fébrilement une issue. Mais à ce jour, rien n’est tranché. La FECOFA est accusée d’improvisation, de manque de fermeté et de clarté dans la gestion du dossier.
Certains analystes n’excluent pas un scénario dramatique : une absence totale de clubs congolais dans les compétitions interclubs, synonyme d’humiliation et de perte de crédibilité pour un football déjà affaibli par les crises répétées.
Une décision très attendue
Deux options semblent s’offrir à la FECOFA :
- Relancer d’urgence les six journées restantes du championnat, quitte à provoquer un chevauchement avec les compétitions africaines.
- Désigner directement les clubs qualifiés, au risque d’ouvrir la voie à de nouveaux litiges.
Quoi qu’il en soit, la réunion de ce lundi est perçue comme un tournant. La FECOFA joue non seulement sa crédibilité, mais aussi l’avenir immédiat du football congolais sur l’échiquier continental. Un faux pas pourrait laisser la RDC sur le banc de touche, spectatrice impuissante d’une compétition où elle a longtemps brillé.




