Ce lundi, lors de l’audience d’ouverture du procès en révision, la Cour de cassation a exigé des avocats de Moussa Mondo, ancien ministre des Hydrocarbures, qu’ils produisent de nouveaux éléments de preuve capables d’établir l’innocence de leur client.
Moussa Mondo avait été condamné en première instance à 20 ans de prison pour le meurtre de son épouse, une affaire qui avait fortement secoué l’opinion publique. La défense, contestant la décision initiale, a sollicité une révision du procès, arguant de l’existence de zones d’ombre et d’irrégularités dans l’enquête.
Cependant, la haute juridiction a rappelé que la révision ne peut être accordée que sur présentation de faits nouveaux ou de preuves inédites susceptibles de modifier la condamnation. Les conseils de l’ancien ministre disposent désormais d’un délai pour rassembler et présenter ces éléments.
Cette affaire, qui mêle politique, justice et drame familial, reste suivie de près par les observateurs et la société civile, qui voient dans ce procès un test de l’indépendance et de la rigueur du système judiciaire congolais.




