Le débat sur la création du Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) rebondit. Ce mercredi, dans une déclaration publique, l’ancienne ministre de la Justice, Rose Mutombo, a affirmé que le compte FRIVAO avait été initié sous la tutelle de ses prédécesseurs, citant nommément Alexis Thambwe Mwamba ou Luzolo Bambi Lessa.
Des propos que Maître Mabaya Masengula, assistant principal et conseiller juridique du ministre Luzolo Bambi à l’époque, a tenu à rectifier fermement.
« Sous le ministre Luzolo Bambi, entre 2008 et 2012, le Fonds FRIVAO n’était pas encore officiellement créé par le Gouvernement », a-t-il déclaré, ajoutant que « l’Ouganda, à cette époque, n’avait encore rien versé à la République démocratique du Congo. Les discussions entre les deux États portaient encore sur le montant de l’indemnisation. »
Selon lui, évoquer Luzolo Bambi comme initiateur du compte FRIVAO relève d’une confusion, car le fonds n’avait ni existence administrative ni base juridique durant son passage au ministère de la Justice. Il rappelle que le long processus menant à la reconnaissance des réparations par l’Ouganda a nécessité plusieurs rounds de négociations sous l’égide de la Cour internationale de justice (CIJ), et que ce n’est que bien plus tard que la question de la gestion des fonds a été évoquée sur le plan gouvernemental.
En filigrane, cette mise au point soulève de nouvelles interrogations sur les conditions de création, de gestion et de traçabilité des fonds FRIVAO, dans un contexte où la société civile appelle à plus de transparence.




