Une décision du gouvernement central avait pour objectif de désengorger les artères de la capitale en annulant les restrictions de circulation imposées par le gouverneur Daniel Bumba, notamment l’interdiction des poids lourds entre 22h00 et 5h00. Cette mesure visait à éviter une flambée des prix des denrées alimentaires, conséquence des grèves des transporteurs. Pourtant, plusieurs mois après le déblocage des fonds, les résultats tardent à se concrétiser, suscitant des interrogations sur la gestion des 350 000 USD alloués.
Des fonds décaissés, mais peu de preuves d’efficacité
Selon une source gouvernementale, les moyens financiers et logistiques ont été rapidement mis à disposition après validation du projet. Cependant, certaines dispositions du plan opérationnel, comme les points d’évaluation décadaires, n’ont pas été respectées. À ce jour, aucun rapport d’exécution ou d’évaluation n’a été officiellement transmis par les services concernés de la ville-province de Kinshasa.
Pire, les policiers censés être déployés sur les axes principaux pour réguler la circulation sont introuvables, tout comme les engins prévus pour faciliter le trafic. Cette absence de transparence alimente les suspicions : « Qu’a-t-on fait de l’argent décaissé ? Est-il arrivé à destination ? Si oui, pourquoi ce silence ? », s’interrogent des observateurs.
Les Kinois impatients face aux embouteillages persistants
Sur le terrain, la situation reste critique. Les embouteillages continuent de paralyser les principales artères de Kinshasa, et les habitants, excédés, s’interrogent sur l’utilisation des fonds alloués. « 350 000 USD, c’est un gros budget pour des résultats invisibles », déplore un automobiliste bloqué quotidiennement dans les bouchons.
Le gouvernement central exige désormais des clarifications urgentes du commandant de la Police nationale de Kinshasa, le général Israël Kantu, sur l’utilisation des fonds et l’avancement réel du plan. Les autorités promettent transparence et efficacité, mais la population, elle, attend des actes concrets.
La balle est désormais dans le camp des responsables locaux : où est passé l’argent, et quand verra-t-on enfin une amélioration ?




