Les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, ont pris le contrôle de Walikale, chef-lieu du territoire du même nom, dans la soirée de mercredi. Selon plusieurs sources locales, cette avancée s’est déroulée presque sans résistance, à l’exception de quelques échanges de tirs signalés aux abords de la cité en début d’après-midi.
Face à la menace imminente, les habitants de Walikale-centre ont fui massivement la zone, cherchant refuge ailleurs depuis plus de deux jours. Cette nouvelle prise de territoire survient dans un contexte de tensions croissantes, alors que l’est de la République démocratique du Congo reste sous pression face aux incursions des groupes armés.
Ce regain d’activité du M23 intervient au lendemain de la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, sous l’égide de l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Conclu à Doha, cet engagement prévoyait une cessation des hostilités sans condition, en vue d’une solution pacifique à la crise.
Cependant, la prise de Walikale met en doute la sincérité des engagements pris par les parties au conflit. L’incapacité des acteurs impliqués à faire respecter les accords de paix alimente les craintes quant à l’aggravation de l’instabilité dans l’est du pays.
Alors que les négociations diplomatiques se poursuivent, la situation sur le terrain reste alarmante. Le contrôle de Walikale par le M23 pourrait représenter un tournant majeur dans la crise actuelle, d’autant plus que cette offensive intervient à peine 24 heures après un accord censé calmer les tensions entre Kinshasa et Kigali.